F3SCT du 24 septembre 2026

La mise en place des nouvelles directions va, par la force des choses, modifier l’attribution des bureaux au sein des locaux. Quant aux directions réorganisées dès 2025, des ajustements dans la répartition des bureaux sont probables.

Le point porté à l’ordre du jour ne portait sur ce schéma général à court terme mais sur les déménagements induits par la mise en place de la DIREP et du SRI. Pourquoi ? Tout simplement parce que la DIREP et le SRI ayant finalisé leur projet d’organisation, l’administration a souhaité présenter ce projet en F3SCT sans tarder.

L’administration a donc choisi de procéder de manière séquentielle, ce qui conduira, F3SCT après F3SCT, à présenter les projets de réorganisation à mesure de leur avancée. Le directeur général a toutefois, en introduction du point à l’ordre du jour, apporté oralement des éléments sur cette organisation générale à court terme, convaincants, mais n’ayant fait l’objet d’aucune transmission écrite en amont plus précise.

Or le SYNPAS-FO considère qu’il ne peut se prononcer sur la réorganisation envisagée pour la DIREP sans éléments plus précis sur l’organisation générale des locaux à court terme permettant d’appréhender la manière dont le manque de place de Montrouge est traité, l’état des locaux de Fontenay-aux-Roses, etc.

À titre d’exemple, le projet présenté pour la DIREP et le SRI repose schématiquement sur un échange entre des locaux du SSREP à FAR et des locaux du SRI à Montrouge. Cet échange permet à la DIREP de disposer, tant bien que mal, de bureaux individuels pour les managers à Montrouge. Or demain la DILUDDT, disposant elle aussi de locaux au deuxième étage de Montrouge, risque de souffrir cruellement d’un manque de bureaux, la DRC étant déjà à l’époque sous-dotée en bureau. Comment valider le schéma d’organisation de la DIREP sans avoir une vue précise de la situation du deuxième étage de Montrouge, et, au-delà de cet exemple, de l’ensemble du site ?

Le SYNPAS-FO ne voit aucune raison de s’opposer au projet présenté car les personnels ont besoin d’une organisation des postes de travail correspondant aux nouveaux organigrammes. En outre, le projet présenté a une portée limitée, puisqu’il n’est pas prévu de modification des locaux existants. Le SYNPAS-FO ne peut toutefois donner son assentiment à un projet qui pourrait avoir des conséquences sur les mouvements à venir d’autres directions. Le SYNPAS-FO a donc fait le choix de s’abstenir.

Dès mai, les épisodes caniculaires ont révélé de manière brutale l’impréparation de l’État à des phénomènes pourtant prédits depuis très longtemps par la littérature scientifique : établissements scolaires en incapacité de simplement accueillir les élèves, augmentation drastique des passages aux urgences, mettant sous tension des hôpitaux déjà en difficulté, etc.

Le SYNPAS-FO s’est mobilisé dès le début de cet épisode, nous vous renvoyons à notre compte rendu de début juin.

Soulignons que notre travail de fond a été reconnu par l’administration, puisque, lors de la F3SCT du 10 juin, le directeur général reprenait quasi intégralement notre communication des jours précédents et le plan d’action que nous proposions.

Reste à voir ce qui sera engagé au-delà des mots, objet de cette F3SCT de septembre, où était présenté le retour d’expérience des canicules des derniers mois et les actions envisagées.

A l’issue d’une présentation orale complétant utilement des éléments transmis amonts quelque peu lacunaires, le SYNPAS-FO reconnait le travail engagé, qui devra se poursuivre dans les mois qui viennent devant l’ampleur des chantiers :

Ne pas se limiter au travail de bureau
Les échanges des derniers mois ont principalement porté sur le travail de bureau, or il est urgent de dépasser ce simple prisme : lors des épisodes récents, des techniciens et techniciennes de laboratoire ont dû adapter de leur propre initiative les manipulations, choisissant les produits manipulables ou non suivant les températures, etc.

Il est donc primordial qu’au niveau des laboratoires des consignes d’adaptation des activités soient établies, mais aussi que soient déterminés les critères devant conduire à cesser des activités, ce qui relève de la responsabilité managériale.

Estimer les besoins
L’administration a présenté les moyens déployés les derniers mois, notamment des achats de climatiseurs mobiles et de ventilateurs.

Le SYNPAS-FO considère que la priorité est une estimation des besoins : quelles sont les salles et laboratoires qui ont besoin d’être climatisés ? C’est à partir de là que l’administration pourra bâtir un plan d’action en deux temps :

  • Dans un premier temps en climatisant les installations de première nécessité (laboratoires, etc.) et en dotant chaque site de suffisamment de salles climatisées « de repli »
  • Dans un second temps, en climatisant systématiquement les locaux qui le requièrent.

Renforcer le dispositif d’alerte canicule et l’organisation
Face à des épisodes caniculaires appelés à se multiplier, l’administration ne peut se contenter de réfléchir à la révision des règles appliquées en cas de fortes chaleurs, mais doit réfléchir à l’organisation associée.

Premièrement, des effectifs doivent pouvoir être gréés en cas de nécessité, au risque d’épuiser des effectifs RH sous-dotés pour traiter ces situations dans les années qui viennent.

Deuxièmement, ces règles doivent intégrer le suivi des seuils de vigilance Météo France, absents des éléments présentés par l’administration.

Troisièmement, ces règles doivent être rigoureuses et précises :

  • Définition de températures seuils : travail dégradé, travail impossible
  • Déploiement de dispositifs de mesure, mobiles ou fixes, au sein des locaux pour les contrôler
  • Politique simple et lisible en cas de franchissement de seuil :
    • Repli dans les salles « fraiches » pour les collègues ne pouvant ou ne souhaitant pas rester chez eux
    • Télétravail exceptionnel pour toutes et tous. Le retour d’expérience montre que le simple renvoi de cette responsabilité aux managers sans cadre conduit à de larges divergences d’interprétation
    • Adaptation des règles pour les postes ne pouvant relever du télétravail (laboratoire et prélèvements, logistique, etc.)

Le SYNPAS-FO continuera à s’impliquer et à participer aux travaux de l’administration à ce sujet dans les mois qui viennent

Ce bilan était le premier bilan radioprotection de l’ASNR.

Le SYNPAS-FO sera vigilant au retour d’expérience tiré des évènements significatifs, en particulier les deux rejets de radioactivité non autorisée dans l’environnement.

Pour l’année 2026, le SYNPAS-FO suivra avec attention les investigations complémentaires données suite à l’événement, très récent, concernant la potentielle exposition à de la radioactivité de membre du personnel due à une source non scellée .

Lors de la F3SCT de juin 2026, l’ensemble des organisations syndicales avait voté contre le projet d’extension du réseau des assistants de prévention (AP).

Le SYNPAS-FO a demandé que soit fait lors de la F3SCT objet du présent compte rendu un point d’information : où en sommes-nous depuis le vote de juin ?

La réponse est simple, nulle part : formation obligatoire pour les AP annoncée 15 jours avant, des conseillers de prévention (CP) qui ne se soucient pas de savoir si les décharges sont bien prises en compte au niveau des services, les constats exprimés en juin restent pleinement d’actualité. Le SYNPAS-FO se désole qu’en cette période où la souffrance au travail progresse, où nous recevons de nombreuses sollicitations de collègues que nous épaulons de notre mieux, nous n’ayons pas une administration à la hauteur à ce sujet.


Dans la continuité du point précédent, le SYNPAS-FO constate que l’organisation mise en place par l’administration est déplorable, ne tient pas compte des contraintes de la division et n’implique absolument pas les représentants du personnel.

Ainsi, alors que le lundi est jour de présence obligatoire à la division, c’est un jeudi qui a été retenu pour la visite, conduisant à une situation inconfortable en interne, avec une incitation forte sur l’ensemble de la division à être présente ce jour-là. Des indisponibilités managériales existaient ce jour-là en raison de réunion inter-CLI, indiquant donc que l’administration a imposé la date sans tenir compte des contraintes du service. Ces contraintes élémentaires auraient pu être identifiées en travaillant en amont avec les représentants du personnel.

Enfin, l’ordre du jour pour la visite du 1er octobre n’a été communiqué aux représentants du personnel que lors de la F3SCT du 24 septembre. Ordre du jour immédiatement retoqué : comment concevoir une visite où les entretiens avec le personnel ne représentent que la portion congrue ? Aucun ordre du jour n’a été communiqué avant la visite à la délégation.

Le SYNPAS-FO considère que l’administration ne peut pas organiser ces visites sans impliquer les représentants du personnel.

Le SYNPAS-FO regrette que la date retenue ne lui permette d’envoyer des représentants lors de cette visite. Le SYNPAS-FO rappelle que l’interprétation par l’administration des textes qui prévoient le remplacement de ses deux élues en congé maternité grève durablement les moyens humains qu’il peut mobiliser.

Le SYNPAS-FO considère que cela fait trop longtemps qu’on parle de la situation dégradée que subisse les personnels de cette direction, sans évolution favorable notable. Les représentants du personnel avaient déjà signalé les difficultés auxquelles les personnels de la DNUM sont confrontés depuis le début de la réorganisation sans que ce sujet soit traité sérieusement. Il est nécessaire de prendre en considération ce que vivent les collègues sur le terrain. Le SYNPAS-FO demande donc à ce qu’une enquête soit immédiatement ouverte, enquête à laquelle les représentants du personnel doivent être étroitement associés.


L’administration précise qu’il existe un livret individuel de sécurité sur Archipel pour les agents qui font des missions dans des pays sensibles (tant sur le plan sécuritaire que sanitaire). Les vaccins requis sont précisés dans le guide, ils sont pris en charge par l’ASNR.

Les éléments présentés par l’administration s’appuient principalement sur des dispositions s’appliquant à l’étranger. Le SYNPAS-FO rappelle que le territoire français ne se limite pas à la métropole et qu’il est nécessaire de préciser les règles s’appliquant dans les territoires hors métropole. L’administration a bien noté la remarque et fera évoluer le document.

Par ailleurs la directrice des ressources humaines a indiqué être favorable au fait de déclencher une visite, par précaution, auprès du médecin du travail avant le départ en mission.